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Cinq pompiers jugés pour un bizutage qui tourne mal

Publié par C.alertis | Classé dans Articles sécurité incendie | Publié le 15-10-2010

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Selon « la Provence »

Le rouge aux joues, les mains dans le dos et le regard fiché dans le sol, ils ne sont pas fiers. Devant le tribunal correctionnel de Draguignan, les cinq jeunes pompiers de la caserne de Callas reconnaissent qu’ils ont « drôlement déconné », dans la nuit du 4 au 5juillet dernier. Une nuit de bizutage pour fêter les diplômes « feux de forêt ». Kevin est le premier à y passer. Allongé sur la table, le caleçon baissé par ses camarades et la brosse enduite de cirage pour lui noircir le pubis. Pour agrémenter la scène, quelques poils sont brûlés avec un briquet. « Ça fait juste pschitt… »


Au tour de Manuel, 27 ans, pompier volontaire de la Sarthe en renfort estival à Callas. Sous la conduite de l’adjudant Cyril Canlay, 32 ans dont 15 de volontariat, et de Julien Sapino, un chauffeur d’engin de 26 ans, trois jeunes sapeurs – des « moutons », dira un témoin – coiffent leur casque et endossent la veste de feu, foncent dans l’Algéco où dort le « bizut ». Même sort que le précédent, à la différence qu’une fois badigeonné au cirage, Cyril Canlay verse sur le pubis du jeune homme un produit hydroalcoolique donc inflammable. Timothée Delpech approche le briquet. Mais cette fois, ça ne fait pas pschitt, Manuel est brûlé au deuxième degré. Delpech qui n’a pas vu Canlay verser le Stérilium s’en veut : « C’est moi qui ai le plus déconné, je voulais juste brûler quelques poils. »

Des blessures dont la victime ne va pas parler durant cinq jours, se soignant seul avec de la Biafine, endurant la douleur en serrant les dents. « Je ne voulais pas causer de soucis à certains collègues ». Puis il finira par déposer plainte. Le président du tribunal, Alain Bernardot, vieux magistrat blanchi sous le harnais fait la morale à ces « cinq ensuqués ». « Dieu sait combien de fois les pompiers ont risqué leur vie. Et là, avec deux verres dans le nez,  faire des bizutages, c’est d’un autre âge. » Le tribunal cerne les rôles. Damien Trognon, 24 ans, vient d’achever son BTS d’informatique. Il a maintenu la victime sur la table. La brosse au cirage dont la boîte a été chauffée avec une pastille d’une ration de survie, c’est Fabien Escaillas, en licence de sport à Nice et futur officier des sapeurs pompiers.

Dans son réquisitoire, le procureur Marion Chabot fait la différence entre les trois « moutons », les plus jeunes « qui ont pris conscience de la gravité des faits » et les deux « meneurs ». Contre Cyril Canlay, elle requiert 10 mois dont 8 avec sursis, contre Julien Sapino, le seul à dire n’être « responsable de rien », 8 mois dont 7 avec sursis et contre le trio de suiveurs, 2mois avec sursis et un travail d’intérêt général de 140 heures. Phénomène de groupe par excellence, ce bizutage n’est pas « un dérapage », analyse Me Nicole Beaudouin, avocate de la victime. Elle parle de surenchère. Si Canlay verse du produit inflammable au second bizutage, « c’est pour ajouter du piquant à la scène. Ont-ils pensé qu’après avoir brûlé les poils du pubis de Kevin, ça ne brûlait pas assez bien ? »

Pour l’avocate de Manuel, ce sont « clairement des faits délinquants, pas un rite d’initiation ». Une opinion que ne partagent pas les avocats des jeunes pompiers. « Au fil des ans, dans les casernes du Var, il s’est instauré ce jeu de bizutage ». Tous plaident pour une punition mais veulent leur éviter une inscription au casier judiciaire, ce qui les éloignerait des casernes. « Quinze ans qu’on fait ça jour et nuit, à Noël, et peut-être que pour une bêtise comme cela, ça va foutre en l’air notre passion », avait déclaré Cyril Canlay.

Le tribunal a eu la dent plus dure que le procureur, condamnant Cyril Canlay à 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve assortie de l’obligation d’indemniser la victime et de l’interdiction d’exercer la profession de pompier durant 3 ans. Douze mois dont six avec sursis et mise à l’épreuve avec les mêmes interdictions et obligation pour Julien Sapino. De 2 à 8 mois avec sursis et mise à l’épreuve contre les trois suiveurs.

Commentaires (1)

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