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Le caporal Clément Borrel, 29 ans, était porté disparu depuis mercredi soir. Parti en Chartreuse (Isère) faire un saut en chute libre à 2 000 mètres d’altitude, son corps été retrouvé hier matin

Publié par C.alertis | Classé dans Articles sécurité incendie | Publié le 08-08-2010

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Le sapeur-pompier de Lyon 7e retrouvé sans vie en Chartreuse

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre chez les sapeurs-pompiers du Rhône. Après plus de trente heures de recherches, l’espoir de retrouver vivant leur collègue Clément Borrel s’est complètement évanoui hier matin. Aux alentours de 7 h 30, le corps inanimé du jeune homme, âgé de 29 ans, était repéré dans une ravine à 1 750 mètres d’altitude, en Chartreuse (Isère).

Le caporal, affecté à la caserne Rochat (Lyon 7e), était parti mercredi, dans le cadre de ses loisirs, faire du base jump (saut en parachute depuis un point fixe)(lire nos éditions d’hier). Sa voiture garée au col du Coq, il avait rejoint à pied la Dent de Crolle, à 2 000 mètres d’altitude.

Après son saut en chute libre, il aurait dû se poser près de Saint-Pancrasse, un village situé à 1 000 mètres en contrebas. De là, il aurait dû marcher de nouveau jusqu’au col du Coq récupérer sa voiture. Et enfin rejoindre sa caserne pour assurer sa garde de nuit. Mais le cours des événements a été tout autre.

A minuit, après le signalement de sa disparition par ses proches et ses collègues, les premières équipes de secouristes partent à sa recherche. En vain. Le lendemain, les conditions météorologiques limitent le champ d’investigation aux voies terrestres. Treize secouristes de montagne, deux gendarmes, cinq sapeurs-pompiers du Rhône, des membres de sa famille se mobilisent pour retrouver le base jumper. Aucun résultat. Hier matin, grâce à des conditions météorologiques plus clémentes, un hélicoptère de la Sécurité civile a pu balayer une zone plus importante. Et repérer la victime.

Selon les premières constatations, Clément Borrel après avoir sauté, « a percuté la paroi et déboulé. Il a été trouvé dans un système de barres rocheuses et d’éboulis raides. Sa voile était ouverte », relate un secouriste de la CRS Alpes de Grenoble. Coup de vent intempestif, problème d’ouverture, mauvaise estimation du pilote… Toutes les hypothèses restent possibles. Nonobstant, La Dent de Crolle, appréciée des base jumper, est « un départ de saut pas évident à négocier », poursuit le secouriste. Le caporal Borrel pratiquait depuis deux ans environ cette activité, et plus de cinq ans le parachutisme. « Il était plutôt dans les débuts du base jump », raconte le secouriste de montagne, en s’appuyant sur les éléments donnés par son entourage.

« Ce n’était pas un fou, évoque un de ses collègues. Il disait qu’il préférait mourir de ça que d’un cancer. Il en acceptait les risques ».

Farida Chadri

Il habitait le Beaujolais

Clément Borrel était entré dans la famille des sapeurs-pompiers en février 2005. « C’était quelqu’un de très discret. Toujours à l’affût d’apprendre », se souvient Christophe Dumas, son instructeur de l’époque. « Par sa timidité, cela paraissait surprenant qu’il fasse ce genre d’activités ».

Affecté après sa formation à la caserne Rochat, son goût pour les activités de plein air se développe et était connu de ses collègues : « C’était un féru de sauts en parachute, raconte Emmanuel Chapon. Il nous montrait parfois des vidéos. » Clément Borrel, assurait, par ailleurs, la fonction de secrétaire au sein de l’Association sportive des sapeurs-pompiers, pour la section parachutiste : « Il était largement autonome et expérimenté », assure Sébastien Crevolin, le président.

La nouvelle du décès de ce jeune homme « discret, consciencieux et souriant », a résonné hier comme un coup de massue auprès de secouristes. Le jeune homme vivait maritalement à Chamelet, dans le Beaujolais.

« Le base jump est une activité à part entière, avec d’autres risques et d’autres plaisirs », relate Sébastien Crevolin, le président de l’ASPP du Sdis 69, section parachutisme. A la différence de ce sport, le saut en base-jump s’effectue non pas depuis un avion mais d’un point fixe : immeuble, falaise, pont, antenne… Et avec une seule voile (contre deux dans le parachutisme). « Il faut la sortir vite et bien. Parce que le saut est plus près du sol qu’en parachutisme. Et [le pilote] dispose de peu de temps pour régler le problème, s’il y en a un. » Ce sport extrême est plutôt confidentiel en termes de pratiquants, selon Sébastien Crevolin.

Extrait du Progrès

http://www.leprogres.fr/fr/article/3595839/Le-sapeur-pompier-de-Lyon-7e-retrouve-sans-vie-en-Chartreuse.html

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