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accident de circulation avec un VSAV: Six mois avec sursis ont été requis contre le pompier

Publié par C.alertis | Classé dans Articles sécurité incendie | Publié le 29-01-2011

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Le 7 juin 2009, un motard trouvait la mort à Auxerre dans une collision avec une ambulance des pompiers. Poursuivi pour homicide involontaire, le conducteur a comparu hier. Le jugement sera rendu le 24 février.

Imprudence. Ou fatalité. Le tribunal correctionnel d’Auxerre rendra son jugement le 24 février prochain quant à la responsabilité pénale du sapeur-pompier qui conduisait l’ambulance, impliquée le 7 juin 2009 dans un accident mortel, à Auxerre.

« On était trois. Et aucun des trois n’a vu la moto »

Ce dimanche-là, en début d’après-midi, les pompiers auxerrois sont appelés pour intervenir au stade de Perrigny. L’ambulance quitte la caserne, encore installée avenue Denfert-Rochereau. À l’intersection avec la rue des Migraines, le feu est au rouge. Le véhicule de secours, qui a activé sa sirène deux tons, s’engage à faible allure. Surpris, un motard de 38 ans qui remonte de la gare routière, à petite vitesse, freine mais ne peut éviter la collision. Il est tué sur le coup ; son passager, son fils de 10 ans est grièvement blessé.

« Il s’agit d’un homicide involontaire un peu particulier, commis par une personne exerçant une fonction difficile, d’urgence, a convenu hier le procureur François Perain. Mais s’il y a eu mort d’homme, ce n’est pas la faute à la fatalité. Rien ne peut être reproché au cyclomoteur. On a beau conduire un véhicule prioritaire, cela n’autorise pas à s’exonérer de toutes les règles de prudence. Or, à l’intersection, un mur d’enceinte empêche toute visibilité. La seule solution pour ne pas mettre en danger la vie des autres usagers est d’observer un temps d’arrêt. » Et le représentant du parquet de requérir six mois avec sursis.

La relaxe plaidée

Quelques instants plus tôt, pressé de questions par le juge Frédéric Ebel, le sapeur-pompier de 27 ans s’est défendu de toute manoeuvre imprudente. « On était trois dans l’ambulance. On n’a rien vu ni à droite ni à gauche. J’ai glissé le feu rouge. C’est le choc que j’ai ressenti qui m’a fait stopper le véhicule. Je ne comprenais pas ce qu’il venait d’arriver. »

Un discours que l’avocat de la famille du motard, père de trois enfants, a refusé d’entendre. « Car un pompier aussi peut être imprudent. Il n’a tout simplement pas pensé aux autres usagers de la route », a estimé Bernard Revest.

Intervenant pour la défense, Martine Dubois s’est donc attelée à démontrer que son client n’avait pas commis de faute. « Le tribunal ne dispose d’aucun élément pour déclarer mon client coupable ». L’avocate a assuré que l’urgence était bel et bien constituée (la demande d’intervention, l’usage effectif des avertisseurs).

Sur la base des déclarations de deux témoins un automobiliste qui descendait la rue des Migraines et qui a assisté à l’accident et une riveraine, qui a vu la moto remonter la rue des Migraines, entendu la sirène de l’ambulance puis le choc de l’accident , Me Dubois a plaidé la relaxe, estimant qu’à aucun moment, il n’y avait eu mise en danger. « Ce que je veux dire avec beaucoup de conviction, c’est qu’on n’a pas toujours réponse à tout, que le risque zéro n’existe pas, et que les responsables ne sont pas forcément coupables. »

Véronique Sellès

Commentaires (1)

courage cody!<333

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