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Agression d’un pompier à CONDE

Publié par C.alertis | Classé dans Faits divers | Publié le 27-09-2011

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Hier, l’annonce du verdict dans l’affaire d’un pompier agressé samedi, à Vieux-Condé, a provoqué un incident d’audience. Les amis du prévenu n’ont pas apprécié le verdict et l’ont fait savoir à la fois au tribunal et aux victimes. Sa compagne s’en est aussi pris verbalement aux soldats du feu leur imputant la privation du père de sa fille de 5 ans. La maman a crié toute sa peine. Les policiers – peu nombreux à l’audience – ont été obligés d’appeler des renforts pour canaliser les esprits échauffés. Les pompiers sont sortis par la grande porte du tribunal mais escortés par des policiers jusqu’à leur véhicule. Le condamné est sorti sous les applaudissements de ses proches.

Samedi, un peu avant 5 h, les pompiers de Vieux-Condé ont été appelés résidence Froissart à Condé-sur-l’Escaut pour un feu de voiture. Djamel Ouahadi, prévenu par un voisin, est sorti voir sa C4 en flammes. Le propriétaire de la voiture veut s’approcher. Un pompier l’en empêche. Ils sont affairés à éviter que l’incendie se propage à une autre voiture. Mais il ne l’entend pas de cette oreille « abruti par l’alcool », rapporte le président. « J’étais choqué », précise le prévenu. Un pompier tente de le calmer. Il l’agonit d’insultes et lui assène un coup de poing.

Le pompier chute et se blesse au poignet. Son casque tombe et se fracasse contre un arbre. Quand le Condéen le voit tête nue et rasée, il l’accuse d’être un « nazi », un « raciste ». Les policiers ne l’interpellent pas ce soir-là (il y a un attroupement) mais lui demandent de passer le lendemain. Entre temps, le pompier a porté plainte et l’agresseur se retrouve en garde à vue puis devant le tribunal.

La substitut du procureur a requis un an de prison et un mandat de dépôt à l’audience. « S’il n’y avait pas eu de plainte, auriez-vous été saisi de cette procédure-ci ? », a plaidé Me Dominguez avant de demander au tribunal de « faire preuve de raison ». Le tribunal l’a donc condamné à cinq mois de prison avec maintien en détention. Bien en deçà des réquisitions mais encore trop visiblement pour les proches. Il devra aussi payer 1 000 E de dommages et intérêts à la victime et trois fois 300 E à ses collègues qui l’accompagnaient et qui ont eux aussi été copieusement insultés. Un proche du prévenu a déclaré haut et fort qu’ils allaient « faire appel ».

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