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Cannes: un bambin sauvé de l’asphyxie par téléphone

Publié par C.alertis | Classé dans Articles sécurité incendie | Publié le 13-03-2011

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Un garçonnet de 18 mois avait avalé une noix de cajou. Un jeune pompier volontaire a su indiquer le geste salvateur.

Sany. Petit garçon de 18 mois, avec (presque) toutes ses dents. Un « presque » qui a failli lui être fatal, samedi soir. Mais le sang-froid d’un pompier volontaire du CTA (Centre de Traitement des Alertes) de la Bocca a permis de sauver ce petit Mandolocien de l’asphyxie.

Vers 21 heures, le « pitchoun » a soudain avalé une noix de cajou, qui s’est coincée dans la gorge. « D’habitude, il la mâchouille jusqu’à l’ingurgiter, mais là, il a relevé la tête pour observer ce que faisait son père, et la noix s’est coincée. Mon bébé n’arrêtait pas de tousser, il a commencé à changer de couleur », se souvient Mme Gadgoucke.

Paniquée, la maman appelle les secours, via le 118. Au CTA, le sergent-chef Sofiane Ouared, pompier volontaire de 32 ans, prend tout de suite la mesure du problème. « Au téléphone, la maman était hystérique, elle criait : Venez-vite, mon gamin est tout bleu ! Moi, ça m’a fait l’effet d’un seau d’eau glacé que l’on me jette au visage, mais je savais qu’il fallait garder tout son calme ».

Dans ces cas-là, le temps presse, tout est affaire de secondes. Alors Sofiane prend l’initiative de « téléguider » les parents de Sany, comme ça, par téléphone. « Je leur ai dit de ne surtout pas raccrocher, et plutôt que de leur passer un autre standard téléphonique, au risque de les perdre, je leur ai indiqué la marche à suivre ».

Une photo pour remercier son sauveur

Pas évident de garder l’écoute, à l’autre bout du fil : « Le pompier nous disait de rester en ligne, de ne pas s’affoler, mais les yeux de Sany commençaient à sortir de leurs orbites, c’était horrible ».

Tout en envoyant les secours mobiles, Sofiane parvient à se faire entendre. Le bambin est posé à plat ventre sur les genoux de son père, qui doit lui administrer « au moins cinq bonnes tapes dans le dos, entre les deux omoplates ».

Ouf, l’aliment est soudain expulsé du conduit thoracique, et Sany retrouve du souffle, en même temps que des couleurs. Les pompiers mobiles, eux, ont mis moins de 4 mn pour se rendre sur les lieux, avenue des Anciens combattants. À leur arrivée, le garçonnet est tiré d’affaire. Après une nuit d’observation à l’hôpital, il a repris le cours normal de son existence.

« J’ai eu très peur, mais le savoir-faire du pompier au téléphone m’a vraiment aidé, je lui ai d’ailleurs adressé la photo de mon fils pour le remercier », précise encore Mme Gadcoucke. Cette semaine, Sofiane Oiuared a également été félicité par sa hiérarchie pour ce geste de bravoure. Lui a juste le sentiment du devoir accompli : sauver une vie.

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