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Montpellier: Un pompier trouve une arme sur une intervention et oublie de la rendre.

Publié par C.alertis | Classé dans Articles sécurité incendie | Publié le 21-01-2011

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LES FAITS Un fusil trouvé près d’une auto en feu a été ramassé et emporté

par un sapeur Certes,   ce n’est pas l’affaire de l’année. Mais cette histoire d’arme ‘oubliée’ dans un véhicule des sapeurs-pompiers montpelliérains, pendant près de trois jours, pose néanmoins de légitimes interrogations sur la manière d’agir d’une minorité de professionnels appelés en intervention.

Pour comprendre le fondement de cette histoire, un petit retour en arrière s’impose : dans la nuit de vendredi à samedi, les pompiers du centre de Montaubérou sont appelés pour un feu de voiture survenu dans le sous-sol d’un immeuble de la rue Frédéric-Bazille. Le sinistre éteint, l’un des pompiers (il aurait été le chef d’équipe cette nuit-là) remarque un fusil en partie calciné à proximité de la carcasse

encore fumante de la Peugeot 205. Il le ramasse et le range, sans autre forme de procès, dans le fourgon pompe-tonne.

Le lendemain, l’équipe de relève fait le tour du fourgon, en vérifie les équipements comme c’est la règle. Sans plus. Et ce n’est que mardi matin qu’un pompier volontaire, met à jour l’arme en ouvrant l’un des volets métalliques du véhicule.

Face à cette singulière découverte, il alerte, illico, sa hiérarchie. Laquelle, fort marrie, prévient alors la police. Saisie à son tour de ce fait, la brigade criminelle de la sûreté départementale a, depuis, entendu le sapeur ayant emporté l’arme avec lui. Et envoyé les restes au labo à des fins d’analyses.

Car si le propriétaire de la 205 détruite (intentionnellement) par le feu est inconnu de la justice, la présence, dans la rue Bazille, quelques minutes avant l’arrivée des secours, de quatre ou cinq individus partants des lieux à bord d’un puissant tout-terrain de marque allemande (et dont au moins un serait connu des enquêteurs de la sûreté) interroge. L’incendie de la Peugeot, la présence de ces personnes et celle de ce fusil sont-ils liés ? On peut le penser. Même si à ce stade des investigations, aucun lien n’a encore pu être établi. Quant à l’arme en question, a-t-elle pu être utilisée à des fins délictueuses ou criminelles ? Là encore, les investigations permettront, peut-être, d’y répondre.

Dernière interpellation enfin : pourquoi le sapeur en question a-t-il ramassé ce calibre en catimini au lieu d’alerter la police ? Un choix ayant, semble-t-il, causé un malaise certain en haut lieu. D’autant plus en apprenant que ledit soldat du feu est le fils du maire de l’une des communes de l’Agglo. De son côté, le colonel Christophe Risdorfer, le patron des pompiers héraultais, a indiqué   « que le pompier avait cru avoir affaire à un jouet. Mais je m’en remets à l’enquête en cours. »
J.-F. CODOMIÉ

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