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Prison avec sursis pour les pompiers incendiaires

Publié par C.alertis | Classé dans Articles sécurité incendie, Faits divers | Publié le 14-09-2011

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L’affaire n’était pas passée inaperçue lors de sa révélation, l’an dernier. En avril 2010, c’est la maire de Riedisheim, Monique Karr, elle-même qui avait fait part au procureur de la République de soupçons pesant sur certains pompiers volontaires, concernant de nombreux feux ayant eu lieu dans sa commune au cours des mois précédents. Mis en cause et ayant reconnu les faits, quatre pompiers et un de leur copain, tous au casier judiciaire vierge, avaient alors été placés 20 jours en détention provisoire.

Hier, tous les cinq se sont retrouvés à la barre du tribunal correctionnel de Mulhouse pour répondre de treize incendies volontaires, commis entre le 11 juillet 2009 et le 19 mars 2010 : sept feux de bennes, quatre feux de véhicule, un feu de clôture, un feu de palettes qui avait noirci la façade arrière d’un magasin. Principale victime, la mairie de Riedisheim a renoncé à demander des dommages et intérêts.

« Les incendies ont été commis soit par tous, pour deux d’entre eux, soit indépendamment, précise d’entrée le président Pierre Wagner. Lors de l’instruction, deux motivations ont été données : l’excitation et l’indemnisation pour les interventions, de 7 à 14 € l’heure. » Car ce sont leurs auteurs qui éteignaient les feux qu’ils allumaient.

C’est à Adrien, 21 ans aujourd’hui, que l’on reproche le plus de faits, douze, et c’est lui qui a commis le tout premier incendie. « Pourquoi ? », l’interroge le président. « C’était une époque difficile pour moi, explique-t-il. J’avais perdu mon frère aîné, j’étais déscolarisé, sans emploi… Je me sentais inutile. » L’excitation, dit-il, n’était pas liée à la mise à feu, mais à l’intervention qui suivait : le bip, la course vers la caserne. Une phrase ironique d’un gradé — « C’est dommage, ça ne brûle pas en ce moment » —, avait même été prise par lui comme une incitation…

Motivation différente pour Yannick, 23 ans, auquel on reproche neuf faits : « Je suis venu avec eux, parce que je voulais me faire des amis. La première fois, je ne savais pas ce qu’ils faisaient. Après, je les ai suivis pour faire le guet… »

Plus d’un an après les faits, et quel que soit leur degré d’implication, très variable, tous les prévenus assurent ne plus être les mêmes. « Ça a changé ma vie, maintenant je travaille, j’ai déménagé, je vis en concubinage, j’attends un enfant, explique Adrien. Au moment de l’interpellation, j’ai réalisé. Je regrette fortement mon geste… »

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