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Un chef de Centre qui piochait dans la caisse: 30 000 Euros détournés

Publié par C.alertis | Classé dans Articles sécurité incendie | Publié le 09-01-2011

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Un pompier sexagénaire a été reconnu coupable d’abus de confiance par le tribunal de Montluçon, mercredi, pour avoir détourné quelque 30.000 euros pour son compte personnel.

Quatre mois d’emprisonnement avec sursis, trois ans de mise à l’épreuve et le remboursement des 30.000 ? qu’il a détournés. C’est la peine prononcée, mercredi, par le tribunal de Montluçon, à l’encontre d’un soldat du feu.

Ancien capitaine et chef d’un centre de secours, ce sapeur-pompier volontaire de 62 ans était soupçonné d’avoir profité de sa place de trésorier de l’Amicale des sapeurs-pompiers de Néris-les-Bains pour s’allouer des milliers d’euros.

Le compte
de l’Amicale vidé

– « Un changement d’équipe dans l’Amicale a provoqué une plainte. On a entendu tout le monde, mais on n’a pas trouvé beaucoup de personnes pour vous défendre », a récapitulé le président Michel.

Ces trois dernières années, le pompier aurait entre autres pioché dans les fonds récoltés grâce aux calendriers, et ainsi détourné 30.000 Euros.

– « Il a littéralement vidé le compte de l’Amicale. Ceci est aggravé par deux circonstances : il était un agent d’une association caractérisée par son but non lucratif ; et il s’agissait d’une association de sapeurs-pompiers où tout le monde se connaissait et où on savait d’où venait l’argent : des cotisations et des calendriers donnés en échange de l’obole ! », a soulevé Me Roudillon, représentant l’Amicale. Plus largement, c’est le discrédit lancé sur toute la profession qu’ont souhaité dénoncer mercredi, les sapeurs-pompiers, dont plusieurs étaient présents dans la salle.

– « Il était le chef. Et parce qu’il était le chef il était seul. La voilà la situation ! On faisait quoi dans les assemblées générales de l’association ? Comment approuvait-on les comptes ? Il y a un président, un secrétaire, un vice-secrétaire… Des hommes de poigne ! », a contrebalancé Me Casanova.

« Je reconnais avoir
la passion du jeu. J’en ai honte. »

Certains ont pourtant demandé des comptes à leur supérieur. D’autres ont noté le montant des sommes récoltées grâce aux calendriers sur des carnets personnels. Mais c’est seulement le 30 avril dernier que le capitaine a été inquiété.

Peu loquace et plutôt passif pendant l’audience, le sapeur-pompier n’a pas livré de véritables explications au tribunal; il a répété : « Je n’ai pas été bien pendant un moment. J’ai perdu ma mère, on a toujours vécu ensemble ». Surtout, le sexagénaire a un problème. Un problème avec le jeu. Au casino de Néris, tout le monde le connaît. « Je reconnais avoir la passion du jeu. Je m’en excuse. J’en ai honte. C’était pour me changer les idées, voir d’autres têtes… Pour ne pas être seul ».

Et puis il a une gestion laxiste des comptes, avec des sorties d’argent liquide non répertoriées sur les livres de comptes.

– « C’était pour payer des commerçants, explique le prévenu. Pour des frais d’essence ».

– « C’est légal ça ? », lui a demandé le président Michel.

– « Je l’ai fait. J’ai eu tort. J’en ai honte mais bon, c’est fait ».

Un dérapage pour lequel il devra aussi s’acquitter d’une amende. Et surtout faire une croix sur sa carrière de pompier.

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