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Des pompiers trop zélés

Publié par C.alertis | Classé dans Faits divers | Publié le 10-02-2012

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Le président du Sdis 64 vient de saisir le procureur de Pau sur des suspicions de détournements d’argent au sein de la caserne.

Une nouvelle affaire secoue le Service départemental d’incendie et de secours des Pyrénées-Atlantiques (Sdis 64) : une plainte contre X déposée courant janvier par son président, le conseiller général Yves Salanave-Péhé, auprès du procureur de la République de Pau pour « détournement de fonds publics », « faux et usage de faux » et « soustraction frauduleuse de biens publics ».

Dans l’œil du cyclone : des sapeurs- pompiers professionnels du centre de secours de Mourenx. « J’ai été alerté en septembre d’agissements anormaux dans cette caserne, comme quoi des pompiers bénéficiant du double statut professionnel/volontaire inscrivaient leur nom sur des comptes-rendus d’intervention alors qu’ils n’étaient en fait pas présents et touchaient ainsi des vacations indues », explique Yves Salanave-Péhé.

Des rapports bidonnésDécidé à faire la lumière sur cette histoire, le président du Sdis déclenche aussitôt une enquête interne, confiée au chef du groupement Est, le lieutenant-colonel Patrick Geisler. Ce dernier investigue pendant deux mois et auditionne tous les sapeurs-pompiers de Mourenx (ils sont 87 depuis le rattachement d’Artix l’été dernier, soit 55 volontaires et 32 profes- sionnels). Le 30 novembre dernier, il rend son rapport.

Ses conclusions, reprises dans la plainte que nous avons en notre possession, sont accablantes : entre 2006 et 2009, plusieurs pompiers professionnels, sous-officiers ou même un officier, auraient bidonné des comptes rendus d’interventions pour gonfler leurs revenus, n’hésitant pas à se rajouter parmi les secouristes quand bien même ils se trouvaient à des centaines de kilomètres du Béarn. Comme ce 1er novembre 2008, où le nom d’un pompier pro apparaît sur un incendie, place des Pyrénées, à Mourenx, alors qu’il est… en vacances à Carcassonne !

Devant leur hiérarchie, plusieurs pompiers ont reconnu des entourloupes, devenues pour certains de véritables habitudes. D’aucuns s’inscrivaient systématiquement cinq ou six interventions par semaine d’astreinte, même lorsqu’ils n’étaient pas dérangés. D’autres se faisaient marquer en volontaire sur leur temps de travail normal. Or, quand on sait que la vacation est payée 11,20 euros de l’heure pour un officier, 9 euros pour un sous-officier, 8 euros pour un caporal et 7,45 euros pour un sapeur, cela peut finir par rapporter gros. D’autant que cette rémunération n’est assujettie à aucun impôt ni soumise à aucune charge.

Autre étrangeté révélée par le rapport Geisler : les pleins d’essence. Il semblerait que tous les bidons n’allaient pas forcément aux véhicules de la caserne de Mourenx mais dans les coffres de certaines voitures personnelles. L’enquête administrative n’a pu aller jusqu’au bout de ses recherches. Elle s’est heurtée à une surprenante disparition d’une partie des archives. Ce qui explique sans doute l’impossibilité de chiffrer avec exactitude le montant du préjudice présumé.

« Des pratiques isolées »Celui-ci ne doit toutefois pas être dérisoire pour qu’Yves Salanave-Péhé ait estimé nécessaire de saisir la justice. « Il était de mon devoir de le faire, pour protéger l’institution du Sdis, à laquelle je suis profondément attaché comme tout service public », argumente l’élu. « Il apparaîtrait que ces pratiques n’ont plus cours aujourd’hui et qu’elles furent isolées », insiste-t-il.

Reste que cette affaire, sur laquelle le procureur doit désormais statuer, pose la question du contrôle des deniers publics au sein des Sdis. Un sujet sur lequel s’est penchée récemment la Cour des comptes, qui a pointé la flambée des dépenses, et notamment des charges de personnels, dans un rapport publié en décembre dernier.

Dans le cas qui préoccupe Mourenx, le problème porte tout particulièrement sur le contrôle des comptes rendus d’interventions. Ceux-ci sont validés en interne par les chefs de centre avant d’être transmis au siège. « Il semblerait qu’il y ait eu des dysfonctionnements sur ce point », répond le président du Sdis qui a engagé une réflexion pour mieux encadrer les pompiers à la fois professionnels et volontaires. Un double statut permis par le législateur pour assurer la continuité des secours à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Mais un sujet très sensible. En témoigne le communiqué envoyé mardi soir par Yves Salanave-Péhé à l’ensemble des personnels du Sdis 64, les informant de l’affaire de Mourenx, les enjoignant « à rester sereins » et les assurant de son attachement « à la présomption d’innocence ».

Commentaires (1)

Il ne faut surtout pas remettre en cause le savoir faire de ces hommes. Ce qui ont commis ces actes seront sanctionnés. Ce sont des hommes que j’admire pour leur professionnalisme il existe des individus peu scrupuleux dans tous les corps de métier, ça n’existe pas que chez les Pompiers.

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