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Toulouse: Pompiers et hiérarchie crèvent l’abcès

Publié par C.alertis | Classé dans Faits divers | Publié le 06-09-2013

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La rencontre avait été programmée quand la colère montait au centre de secours de Vion, à Toulouse. Depuis la grogne des pompiers, qui s’est cristallisée autour de l’agression d’ambulanciers début août à la Reynerie, est descendu dans la rue. Une centaine de pompiers sont allés protester jusqu’au conseil général mercredi (lire nos précédentes éditions).

La rencontre entre le colonel Patrick Toufflet, grand patron du service départemental d’incendie et de secours de la Haute-Garonne accompagné par cinq colonels et 75 pompiers professionnels du centre de secours a bien eu lieu hier après-midi. Un face-à-face «direct», sans «témoin» «où les choses se sont dites», annonce un participant. Et surtout celles qui fâchent.

Des excuses «qui font du bien»

Les pompiers «de terrain» qui reprochaient à leurs officiers supérieurs de les avoir «négligés», mal «soutenus» dans cette période compliquée ont renouvelé leurs doléances. Directement. «Sans gant», lâche un témoin. Et visiblement, ces 2 heures de discussion ont permis «de crever l’abcès», estiment les pompiers.

«Nous avons formulé pas mal de reproches et face à nous, nous avons eu des officiers supérieurs qui ont admis leur tort, même le directeur. Pour nous, c’était important», confie un participant. Le colonel Toufflet, et ses adjoints, se sont même clairement excusés. Dans une profession aussi hiérarchisée, la pratique est loin d’être quotidienne. Et les trois pompiers agressés ont même été chaleureusement applaudis. Une vraie émotion selon différents témoins.

Et maintenant ? «On va rester vigilant. Les bonnes intentions sont appréciables, les actes encore plus», annonce un sapeur. «La hiérarchie nous a entendus et, on a le sentiment, d’avoir été compris. Reste le fond du problème, prévient Christian Caujol, délégué CGT des pompiers. Nous devons dégager de vraies solutions pour intervenir en toute sécurité dans les cités toulousaines. Nous voulons rencontrer le préfet. Une des premières démarches consiste à rouvrir les commissariats de quartier la nuit !»

Une revendication dont on voit assez mal comment elle pourrait être appliquée.

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