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Le casque de pompier, une vraie tête brûlée !

Publié par C.alertis | Classé dans Articles sécurité incendie, Faits divers | Publié le 31--2011

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Il rutile comme à l’époque où il était en métal. Et pourtant, il est en matériau composite recouvert de Kevlar, un plastique très résistant, mais plaqué d’une fine couche de nickel qui lui conserve tout son brillant. Deux siècles d’innovations séparent le casque de pompier, qui équipait la Brigade de Paris en 1811, à sa création, de celui d’aujourd’hui. «De la haute technologie sans renier la tradition», résume le major Didier Rolland, intarissable sur l’histoire de cet accessoire qui a fait rêver des générations d’enfants. A l’origine conçu en laiton, il subira de multiples évolutions, jusqu’à passer à l’acier en 1933. Mais c’est au début des années 80 que le colonel Legendre, chef du bureau d’études de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), décide de moderniser cet accessoire indispensable à la sécurité des pompiers pendant leurs interventions. En changer ? L’idée provoque une levée de boucliers. C’est que les pompiers y tiennent, à leur casque rutilant, «un peu cow-boy, presque frime» ! Dès lors, comment innover sans trahir ce symbole ? Tel fut en substance la directive de l’appel d’offres, assorti d’impératifs contraignants : créer un nouveau modèle très résistant à la perforation ou à la projection d’objets, qui protège la tête des chutes de matériaux et évite que les vertèbres cervicales soient endommagées. Il devra aussi être équipé d’une visière pare-flamme antireflet, et permettre l’adaptation rapide d’un masque respiratoire indispensable en cas d’incendie. Dotée de toutes ces innovations, la nouvelle mouture n’a pas conquis d’emblée. «Mais les pompiers ne l’ont pas boudée très longtemps», souligne le major Rolland. Aujourd’hui, il fait même l’unanimité et son succès a d’ailleurs largement dépassé celui de la BSPP : le nouveau casque, fabriqué par MSA Gallet dans l’Ain, vendu à un million et demi d’exemplaires, a été exporté dans 80 pays ! Même les Etats-Unis, pourtant fidèles à leur Cairns and Brother, commencent à l’adopter. Comment lui résisterait-on ? Il est doté des dernières évolutions technologiques : kit ostéophonique, système de communication radio encore en expérimentation dans certaines compagnies, et large éventail de couleurs afin de distinguer entre eux les 4 millions de pompiers européens. Dans la capitale française, les soldats du feu le portent désormais avec fierté, sans doute parce que leur heaume, toujours aussi brillant, arbore au-dessus de la visière, les mots «Sapeurs-pompiers de Paris», qui avaient disparu en 1902 au profit de la devise de la ville, «Fluctuat nec mergitur».