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Incendie : La Réunion s’impatiente

Publié par C.alertis | Classé dans Articles sécurité incendie, Faits divers | Publié le 31--2011

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Les locaux dénoncent des moyens insuffisants et espèrent l’envoi de renfort de la métropole.

« La Réunion peut compter sur la solidarité nationale », a assuré lundi le préfet de la Réunion, Michel Lalande. Mais malgré l’arrivée mardi de 171 pompiers supplémentaires venus de métropole, habitants et élus s’impatientent et dénoncent un manque de moyens humains et matériels face à l’incendie qui ravage le parc national de La Réunion.

« Que fait le gouvernement ? »

« Il faut des moyens aériens plus importants. Que fait le gouvernement ? », s’est emportée dimanche la députée communiste Huguette Bello, avant de promettre : « je n’arrêterai pas tant que la situation ne sera pas sous contrôle ».

Même son de cloche sur les ondes des radios locales ou les réseaux sociaux, où les Réunionnais crient leur colère. « Bravo aux hautes autorités pour leur réactivité ! Belles et grandes décisions : on préfère se passer de moyens aériens et laisser tout mourir ! », ironise Tamarina sur le site Internet du quotidien régional Le Journal. Un autre internaute réunionnais propose « que l’on baptise tout la forêt brulée la forêt Lalande (le préfet de l’île, ndlr), en hommage à un décideur qui n’a pas su prendre les bonnes décisions au bon moment ».

En métropole, des voix comment aussi à se faire entendre, les écologistes Eva Joly et Cécile Duflot dénonçant « la réaction dramatiquement insuffisante de l’Etat et des autorités locales » face à « une véritable catastrophe nationale »

La Réunion veut le Dash-8

Si les Réunionnais pestent malgré l’envoi de renforts, c’est parce qu’ils attendent un avion en particulier : le bombardier d’eau Dash-8 de la Sécurité civile, capable de larguer 12.000 litres d’eau par voyage.

Le Dash-8 est d’autant plus attendu qu’outre ses capacités quinze fois supérieures aux hélicoptères actuellement déployés, il a grandement contribué à éteindre les derniers grands feux de l’île, en octobre 2010 au Maido.

Alors que la préfecture affirme que cet avion est peu maniable pour des opérations en montagne, le sénateur PS Michel Vergoz y voit, lui, un moyen de « masquer une décision motivée par des raisons financières ».