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Les pompiers vont éteindre le feu dans le mauvais appartement

Les pompiers de la ville néerlandaise de Breda se sont trompés d’habitation lors d’une intervention sur un incendie dans la soirée de jeudi. Les hommes du feu ont pénétré dans un appartement avec difficulté avant de se rendre compte que le feu ravageait l’habitation située...

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Peu d’espoir de retrouver l’ouvrier emporté

Publié par C.alertis | Classé dans Articles sécurité incendie, Faits divers | Publié le 09--2011

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Un homme d’une cinquantaine d’années est porté disparu depuis 8h30 ce matin. Les chances de le retrouver vivant sont quasi-nulles selon les pompiers.

Une cinquantaine de pompiers, épaulés par un hélicoptère de la Sécurité civile, ont ratissé les rives du Var toute la matinée pour tenter de retrouver un ouvrier tombé dans le fleuve en crue. L’accident s’est produit vers 8h30 ce mercredi matin, environ 800 mètres en amont du pont de la Manda, sur la commune de Castagniers.

« Il travaillait en tant que chef d’équipe au confortement des berges pour le compte du Conseil général des Alpes-Maritimes », confiait sur les lieux de l’accident son employeur, Alain Ferrero, directeur régional de la société Cari. « Pour une raison inconnue, le bull (tractopelle) sur lequel il était semble-t-il monté a basculé dans le fleuve », explique-t-il. Le conducteur de l’engin a quant à lui réussi à s’agripper et a été rapidement secouru par les pompiers.

Les recherches aquatiques ont été suspendues vers 12h30, en raison des risques engendrés par puissance de l’eau et les débris qu’elle charrie pour les pompiers plongeurs. Le débit du fleuve était encore de 249 m3 par seconde à la mi-journée au niveau de la Manda, soit plus de quatre fois le débit normal pour un mois de novembre.

L’apprenti pompier aimait trop le feu

Publié par C.alertis | Classé dans Articles sécurité incendie | Publié le 12--2011

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Le sapeur-pompier qui accompagne le visiteur sur le chemin du bureau du chef de centre est d’abord cordial. A l’annonce des raisons de cette visite, le silence tombe, embarrassé. Il suffit d’un nom, Hervé H., pour que les visages se ferment, que soient bredouillés des rappels au sacro-saint « devoir de réserve ». Le major Jover, qui dirige la caserne de Vidauban (Var), est le seul à lâcher quelques mots : « Ce qu’il a fait est impardonnable, il faut qu’il le sache. » Point. En cause, l’histoire récente de ce pompier volontaire – depuis 2009 – de 35 ans. Et mis en examen pour « incendies volontaires ».

Le « chat noir » de la caserne

L’affaire éclate début janvier. Hervé est surpris par un de ses collègues pompiers en train de mettre le feu à un conteneur à poubelles, dans un quartier périphérique de Vidauban, une petite commune à quelques kilomètres de Draguignan. La hiérarchie est avertie, la gendarmerie aussi. L’homme, encore pompier « stagiaire » – il n’a pas terminé sa formation initiale –, est placé une première fois en garde à vue le 10 janvier. Sans résultat. Mais le témoignage recueilli ne fait pas de doute, et l’enquête se poursuit dans l’ombre. Bientôt, ce sont plus de cinquante incendies suspects qui étoffent le dossier, sur lequel Hervé est de nouveau entendu le 4 février.

Le même jour, il est écroué à Toulon après avoir reconnu une trentaine de faits, selon le parquet de Draguignan. Feux de forêt, de broussailles, de poubelles. « Quelques-uns ont pris plus d’importance qu’il ne le voulait », heureusement sans autre conséquence que des dégâts matériels. Dans la caserne, Hervé avait fini par « être considéré comme un chat noir : quand il était là, ça brûlait », explique Danielle Drouy-Ayral, procureur de la République de Draguignan.

Un « brave gars »

« Il a encore du mal à expliquer ses motivations, à mettre des mots sur ce qui s’est passé, résume la magistrate. D’après lui, il a commis les premiers actes pour avoir des sujets de conversation avec ses collègues. C’est quelqu’un qui a des problèmes relationnels. Pour les autres faits, il évoque des pulsions, une addiction au feu… » Pulsions, addiction… en d’autres termes, des symptômes de pyromanie : une fascination pour le feu, sans malveillance, sans but lucratif, sans désir de vengeance.

Hervé avait commencé sa formation courant 2009 aux Arcs-sur-Argens. Au printemps 2010, il demande sa mutation à Vidauban, pour « incompatibilité d’humeur ». Les pompiers professionnels, comme les volontaires, qui ont côtoyé Hervé le décrivent comme un « brave gars ». Christophe (*), qui l’a croisé il y a environ un an sur les lieux d’une formation, se souvient d’« un garçon très motivé, très attentif, très mature contrairement à ce qu’on lit dans les journaux », « un mec réactif, très intéressé par le métier, avec des signes de compétence ». La plupart, tout de même, en veulent à celui par qui le scandale arrive dans une profession difficile. « Il y a un risque que ça entache la réputation de tous les pompiers, regrette l’un d’eux, qu’il y ait un amalgame… » D’autres, s’ils condamnent les faits, voient dans ces affaires une fatalité : « Ce n’est ni le premier ni le dernier. Le feu, c’est ce qui donne le plus d’adrénaline, alors… »

Un « solitaire »

Pourquoi ? C’est la question qui taraude tous les proches d’Hervé aujourd’hui. Pourquoi ces « bêtises » alors qu’il a la vie devant lui ? Pourquoi maintenant, alors qu’aucun signe n’a jamais été décelé ? Employé dans l’entreprise familiale de vente de matériel médical, Hervé fait figure, d’après son épouse depuis cinq ans, de « solitaire », mais aussi de « déterminé, passionné ». Une impression confirmée par son avocate, Laura Ruggirello, qui parle d’un « bon gars, travailleur, mais très introverti, qui ne se livre pas facilement ». Père attentif de trois enfants, Hervé est passionné de chasse sous-marine, de pêche en mer, de grands espaces. Toutes choses dont il devra se passer, jusqu’à ce que, derrière des barreaux et suivi par un psychiatre, il comprenne la portée de  son geste et dépasse sa passion du feu qui détruit.

Cinq pompiers jugés pour un bizutage qui tourne mal

Publié par C.alertis | Classé dans Articles sécurité incendie | Publié le 15--2010

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Selon « la Provence »

Le rouge aux joues, les mains dans le dos et le regard fiché dans le sol, ils ne sont pas fiers. Devant le tribunal correctionnel de Draguignan, les cinq jeunes pompiers de la caserne de Callas reconnaissent qu’ils ont « drôlement déconné », dans la nuit du 4 au 5juillet dernier. Une nuit de bizutage pour fêter les diplômes « feux de forêt ». Kevin est le premier à y passer. Allongé sur la table, le caleçon baissé par ses camarades et la brosse enduite de cirage pour lui noircir le pubis. Pour agrémenter la scène, quelques poils sont brûlés avec un briquet. « Ça fait juste pschitt… »


Au tour de Manuel, 27 ans, pompier volontaire de la Sarthe en renfort estival à Callas. Sous la conduite de l’adjudant Cyril Canlay, 32 ans dont 15 de volontariat, et de Julien Sapino, un chauffeur d’engin de 26 ans, trois jeunes sapeurs – des « moutons », dira un témoin – coiffent leur casque et endossent la veste de feu, foncent dans l’Algéco où dort le « bizut ». Même sort que le précédent, à la différence qu’une fois badigeonné au cirage, Cyril Canlay verse sur le pubis du jeune homme un produit hydroalcoolique donc inflammable. Timothée Delpech approche le briquet. Mais cette fois, ça ne fait pas pschitt, Manuel est brûlé au deuxième degré. Delpech qui n’a pas vu Canlay verser le Stérilium s’en veut : « C’est moi qui ai le plus déconné, je voulais juste brûler quelques poils. »

Des blessures dont la victime ne va pas parler durant cinq jours, se soignant seul avec de la Biafine, endurant la douleur en serrant les dents. « Je ne voulais pas causer de soucis à certains collègues ». Puis il finira par déposer plainte. Le président du tribunal, Alain Bernardot, vieux magistrat blanchi sous le harnais fait la morale à ces « cinq ensuqués ». « Dieu sait combien de fois les pompiers ont risqué leur vie. Et là, avec deux verres dans le nez,  faire des bizutages, c’est d’un autre âge. » Le tribunal cerne les rôles. Damien Trognon, 24 ans, vient d’achever son BTS d’informatique. Il a maintenu la victime sur la table. La brosse au cirage dont la boîte a été chauffée avec une pastille d’une ration de survie, c’est Fabien Escaillas, en licence de sport à Nice et futur officier des sapeurs pompiers.

Dans son réquisitoire, le procureur Marion Chabot fait la différence entre les trois « moutons », les plus jeunes « qui ont pris conscience de la gravité des faits » et les deux « meneurs ». Contre Cyril Canlay, elle requiert 10 mois dont 8 avec sursis, contre Julien Sapino, le seul à dire n’être « responsable de rien », 8 mois dont 7 avec sursis et contre le trio de suiveurs, 2mois avec sursis et un travail d’intérêt général de 140 heures. Phénomène de groupe par excellence, ce bizutage n’est pas « un dérapage », analyse Me Nicole Beaudouin, avocate de la victime. Elle parle de surenchère. Si Canlay verse du produit inflammable au second bizutage, « c’est pour ajouter du piquant à la scène. Ont-ils pensé qu’après avoir brûlé les poils du pubis de Kevin, ça ne brûlait pas assez bien ? »

Pour l’avocate de Manuel, ce sont « clairement des faits délinquants, pas un rite d’initiation ». Une opinion que ne partagent pas les avocats des jeunes pompiers. « Au fil des ans, dans les casernes du Var, il s’est instauré ce jeu de bizutage ». Tous plaident pour une punition mais veulent leur éviter une inscription au casier judiciaire, ce qui les éloignerait des casernes. « Quinze ans qu’on fait ça jour et nuit, à Noël, et peut-être que pour une bêtise comme cela, ça va foutre en l’air notre passion », avait déclaré Cyril Canlay.

Le tribunal a eu la dent plus dure que le procureur, condamnant Cyril Canlay à 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve assortie de l’obligation d’indemniser la victime et de l’interdiction d’exercer la profession de pompier durant 3 ans. Douze mois dont six avec sursis et mise à l’épreuve avec les mêmes interdictions et obligation pour Julien Sapino. De 2 à 8 mois avec sursis et mise à l’épreuve contre les trois suiveurs.